Surendettement : le nombre de dossiers grimpe en 2025
Cette semaine, François Villeroy de Galhau s’exprimait devant la commission des finances du Sénat. Comme le rapporte Sud Ouest, le gouverneur de la Banque de France en a profité pour révéler les chiffres inquiétants du surendettement en 2025.
Une forte hausse du nombre de dossiers
« Nous voyons repartir depuis deux ans le nombre de dossiers » peut-on lire dans les colonnes du journal. François Villeroy de Galhau, qui dirige l’institution depuis maintenant plus de dix ans, acte le résultat pour l’année 2025 : « nous sommes à + 9,8 % de dossiers déposés par rapport à l’année précédente ».
Cependant, le gouverneur rassure en certifiant que cela ne remet pas en cause les « progrès sur la durée », tout en rappelant qu’il reste un écart de près de 32 % par rapport au « pic de 2014 ». Il n’en demeure pas moins que la dynamique observée en 2025 fait suite à une année 2024 similaire en la matière. L’augmentation d’une année sur l’autre (de 2023 à 2024) atteignait déjà 10,8 %.
Des solutions pour prévenir le surendettement
Il est question de surendettement lorsqu’un particulier ne parvient plus, de bonne foi, à assumer ses charges fixes, et en particulier les mensualités de ses prêts en cours. Diverses situations peuvent conduire à ce type de blocage : baisse soudaine de revenus, décès d’un conjoint, utilisation excessive d’un crédit renouvelable, etc.
Pour anticiper ces difficultés, il est pertinent de réorganiser ses charges mensuelles dès les premiers signes d’alerte. Pour retrouver rapidement une plus grande marge de manœuvre, il est par exemple possible de renégocier ou de réduire certains abonnements. D’autres charges fixes peuvent être optimisées, et notamment celles liées à des emprunts en cours à travers un regroupement de prêts.
Un particulier peut rassembler dans un nouvel emprunt, auprès d’un organisme spécialisé, plusieurs crédits. À cette occasion, un nouveau tableau d’amortissement est proposé, permettant d’étaler son remboursement sur une plus longue période. En conséquence : la charge mensuelle est réduite, en contrepartie d’un coût plus élevé sur l’ensemble de l’opération.


