L’inflation, l’instabilité politique et la hausse des prix de l’énergie pèsent lourd sur le budget des ménages. Aujourd’hui, 56 % des Français estiment que leur pouvoir d’achat a baissé, selon une étude Elabe réalisée pour BFM TV. Ce ressenti varie selon les générations. Il concerne 60 % des 65 ans et plus, 60 % des 35-64 ans et 40 % des 18-34 ans.
Pourtant, la tendance s’améliore légèrement. La part des Français déclarant une baisse de leur pouvoir d’achat diminue par rapport aux années précédentes, avec 9 points de moins qu’en janvier 2025 et 17 points de moins qu’en novembre 2022.
Encore, 77 % des Français déclarent devoir se serrer la ceinture, soit trois points de moins qu’en 2025, ce qui marque une amélioration. Les employés restent les plus exposés, 85 % d’entre eux disent restreindre leurs dépenses et 22 % évoquent de fortes difficultés. Les cadres ne sont pas épargnés puisque 68 % affirment également limiter leur train de vie.
Un quart des Français se retrouve à découvert dès le 17 du mois. La proportion recule toutefois par rapport à janvier 2025, où elle atteignait 30 %. Les 25 à 49 ans apparaissent aujourd’hui comme les plus fragilisés, en particulier parmi les employés. Cette tranche d’âge cumule souvent charges familiales, logement et dépenses contraignantes, ce qui accentue la pression sur le budget.
Les difficultés financières se répercutent directement sur le quotidien. Nombreux sont ceux qui ont dû renoncer à certaines dépenses. Selon les chiffres, 41 % limitent le shopping, 39 % les sorties au cinéma ou au restaurant et 38 %, les vacances.
Plus inquiétant, 30 % réduisent l’achat de certains produits alimentaires et 30 % renoncent même à se chauffer. Ces renoncements touchent toutes les catégories sociales, mais davantage les employés et les ouvriers, dont 35 % déclarent avoir réduit leurs achats alimentaires.
Dans les frigos, le constat est tout aussi parlant. 32 % des Français achètent moins de viande et 23 %, moins de poisson. Plus d’un ménage sur deux privilégient les produits en promotion lors des courses, tandis que seuls 18 % assurent ne pas avoir changé leurs habitudes.