Le prix de l’essence franchit des seuils records pendant que l’exécutif tâtonne sur la réponse à apporter. Le gouvernement a évoqué de possibles réduction de la consommation sans en préciser la nature.
Lors du compte-rendu d’une réunion ministérielle qui s’est tenue le 1er avril 2026, la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a indiqué que l’exécutif se tenait prêt à agir si des difficultés d’approvisionnement en carburant venaient à se concrétiser, selon des propos rapportés par Le Parisien.
Cela prendrait la forme de mesures permettant d’économiser l’énergie consommée et spécifiquement le carburant. « Chaque ministre est invité à réfléchir à des mesures sectorielles qui seraient pertinentes sans être inutilement contraignantes », l’État devant selon elle « donner l’exemple ».
Aucune mesure concrète n’a cependant été annoncée, l’exécutif précisant qu’il adapterait les dispositifs en fonction de l’évolution de la situation et des prix de l’énergie. Le gouvernement a par ailleurs écarté à ce stade deux pistes réclamées par l’opposition : une réduction de la fiscalité sur les carburants, portée par le RN, et un blocage des prix, défendu par LFI.
La guerre au Moyen-Orient continue de faire grimper les cours. Le SP95-E10 , l’essence la plus consommée en France, a franchi la barre symbolique des 2 € le litre le 1er avril 2026, tandis que le prix du gazole avait battu un record absolu la semaine précédente, selon les données citées par la porte-parole.
Maud Bregeon a reconnu - toujours selon des propos rapportés par Le Parisien - que la France se trouvait dans une situation « d’immense vulnérabilité » puisque nous sommes « pieds et poings liés à des puissances étrangères qui fixent le prix de l’énergie qu’on consomme ».
Sur la question d’une éventuelle cagnotte fiscale liée à la TVA perçue sur les carburants, la porte-parole a affirmé qu’elle n’existe pas : la hausse des recettes de TVA est compensée par la baisse de la consommation, la baisse de la croissance et l’augmentation des taux d’intérêt.
Si des nations comme l’Espagne ou l’Italie se sont démarquées lors de cette crise pétrolière en limitant drastiquement les prix du carburant à la pompe, le fait est que la France n'emprunte pas un chemin similaire. Dans une interview accordée à BFMTV en date du 7 avril, Maud Bregeon a affirmé qu’il « n'y aura pas d'aide universelle » ni « de blocage des prix ». Un coup dur pour de nombreux ménages qui font face à des dépenses de plus en plus lourdes à assumer.
La porte-parole du gouvernement concède toutefois que des aides ciblées envers les professionnels sont actuellement à l’étude et devraient rapidement entrer en vigueur.