Privation matérielle et sociale : les ménages en proie à des difficultés croissantes

Posté le 29 avril 2026 à 11:03

Selon une étude publiée par l’Insee, les ménages rencontrent des difficultés financières persistantes, qui se traduisent par des privations matérielles et sociales.

Une hausse continue depuis 2013

D’après une récente publication de l’Insee en date du 15 avril dernier, on apprend que « 13,5 % de la population vivant dans un logement ordinaire se trouve en situation de privation matérielle et sociale ». Ces privations concernent par exemple : 

Ce taux est en augmentation légère - mais constante - depuis un peu plus d’une décennie. Selon le rapport de l’Insee, il était de : 

Qui sont les ménages les plus exposés ?

Sans grande surprise, l’Insee indique que les ménages les plus modestes sont les plus exposés à la privation matérielle et sociale. Dans le détail pour l’année 2025, on retrouve : 

L’étude de l’Insee précise par ailleurs que « les écarts entre types de ménages se sont creusés depuis 2020 : la situation des couples sans enfant ou avec un ou deux enfants s’est légèrement améliorée, tandis que celle des familles monoparentales et nombreuses s’est dégradée ».

À l’inverse, les retraités et les personnes en emploi sont les moins touchés, avec un taux de privation respectifs de 8,6 % et 7,4 % (chiffres pour l’année 2020).

Une incidence réelle sur la santé mentale

Cette privation tant matérielle que sociale a des effets néfastes sur le bien-être des ménages concernés. Toujours selon des chiffres communiqués par l’Insee, on découvre que la note de satisfaction globale dans la vie diffère fortement selon les sondés : 

Dans un même ordre d’idée, l’étude de l’Insee affirme que les personnes qui connaissent la privation entretiennent un rapport différent aux inconnus. Leur niveau de confiance accordé à un inconnu est évalué à 3/10, contre 4,5/10 pour la frange de la population ne connaissant pas la privation.