À l’approche de la rentrée scolaire 2026-2027, le Crédoc (Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie) a analysé la manière dont les Français anticipent leurs dépenses. Plus d’un foyer sur deux estime que la rentrée entraîne des dépenses supplémentaires par rapport au reste de l'année, notamment en raison des achats liés à la scolarité des enfants. Ces frais pèsent particulièrement sur le budget des ménages les plus modestes, contraignant certains d’entre eux à réduire d’autres postes de dépenses.
Selon l'étude, 51 % des ménages considèrent devoir faire face à des frais plus élevés qu'à l'ordinaire ou réaliser des achats spécifiques.
Parmi ces dépenses, les fournitures, cartables et livres scolaires arrivent en tête, cités par 73 % des répondants. Ils sont suivis par les dépenses d'habillement pour les enfants (65 %) et les frais de cantine (52 %).
Au-delà de leur caractère exceptionnel, ces dépenses peuvent peser lourdement sur les finances des ménages. Plus d'un quart des Français (27 %) les considèrent comme des charges lourdes, voire très lourdes.
Cette proportion grimpe à 55 % parmi les personnes déclarant devoir faire face à des dépenses particulièrement importantes ou inhabituelles à l'occasion de la rentrée scolaire.
Avec une inflation de 2,1 % en juillet 2026 selon l’Insee, 43 % des Français envisagent de limiter leurs dépenses sur certains postes du budget. Cette proportion atteint 70 % chez les familles qui considèrent septembre comme un mois particulièrement coûteux.
Pour contenir leurs dépenses, les ménages concernés envisagent plusieurs stratégies. Le recours aux promotions arrive largement en tête (90 %), devant la réduction des achats (83 %) et la réutilisation du matériel ou des fournitures de l'année précédente (82 %).