Chômage : forte hausse des demandeurs d’emploi fin 2025
Au quatrième trimestre 2025, le nombre de chômeurs de catégorie A progresse nettement en France. Une évolution qui reflète le ralentissement du marché du travail et pèse sur le budget de nombreux ménages.
Une augmentation marquée du nombre de chômeurs
Le nombre de demandeurs d’emploi sans aucune activité (catégorie A) a enregistré une hausse de 2,6 % au quatrième trimestre 2025, selon les chiffres de la DARES (Département des études et des statistiques) publiés par le ministère du Travail et relayés par Franceinfo en décembre 2025. Sur un an, la progression atteint +6,8 %. Un chiffre qui traduit une dégradation plus structurelle de la situation de l’emploi.
Au total, plus de 3,3 millions de personnes sont désormais inscrites en catégorie A auprès de France Travail. Cette évolution concerne l’ensemble du territoire, avec des disparités selon les régions et les profils. Les jeunes et les allocataires du RSA sont particulièrement touchés.
Un marché de l’emploi sous pression économique
Plusieurs facteurs expliquent cette hausse du chômage. Le ralentissement de la croissance économique d’abord, mais également la fin de certains dispositifs de soutien aux entreprises, ont freiné les embauches. Dans certains secteurs, comme la construction ou l’intérim, les ajustements d’effectifs ont été plus marqués.
Par ailleurs, la hausse persistante des coûts pour les entreprises (énergie, matières premières, financement) a pesé sur les décisions d’investissement et de recrutement. Selon l’Insee, la croissance française est restée modérée en 2025 à +0,9 %, limitant la capacité du marché du travail à absorber les nouveaux entrants.
Cette situation intervient dans un contexte où les perspectives économiques restent incertaines, tant au niveau national qu’européen.
Des répercussions directes sur le budget des ménages
La montée du chômage a des conséquences concrètes sur les finances des ménages. La perte ou la diminution de revenus intervient alors que certaines dépenses contraintes sont élevées comme le logement, l’énergie et l’alimentation. En parallèle, la fiscalité locale, comme la taxe foncière, a progressé dans de nombreuses communes. Dans ce contexte, les foyers fragilisés peuvent rencontrer des difficultés à honorer l’ensemble de leurs engagements financiers.
À l’échelle macroéconomique, cette situation contribue à une forte pression sur le pouvoir d’achat et à une vigilance plus forte autour des équilibres budgétaires des ménages, dans un environnement économique toujours instable.
