Posté le 09/04/2026 à 18:00

Livret A : la décollecte se poursuit en février 2026


Pour le quatrième mois consécutif, les Français ont retiré davantage qu’ils n’ont déposé sur leur livret A. Un mouvement inhabituel pour le mois de février, traditionnellement en territoire positif.

Selon les chiffres publiés le 24 mars 2026 par la Caisse des dépôts, les épargnants ont retiré 740 millions d’euros de plus qu’ils n’en ont déposé sur le livret A en février. Un résultat qui va à l’encontre de la tendance habituelle du mois de février, qui voit d’habitude les épargnants alimenter leur compte. Le stock total détenu sur le livret A s’établit désormais à 447 milliards d’euros, tandis que le livret de développement durable et solidaire (LDDS) stagne à 165,2 milliards d’euros

Ce mouvement de décollecte s’explique en partie par la baisse du taux de rémunération du livret A à 1,5 % (contre 1,7 %) au 1er février 2026. Une partie des épargnants se sont alors orientés vers l’assurance-vie plus rémunératrice. Seul le livret d’épargne populaire, dont le taux reste à 2,5 %, a enregistré une collecte positive de 180 millions d’euros sur la période.

La guerre au Moyen-Orient et le choc énergétique qui en découle ont conduit la Banque centrale européenne à alerter, en mars, sur le risque accru d’inflation. Cette pression sur les prix pourrait peser sur la consommation des ménages et pousser à nouveau les Français vers l’épargne de précaution, comme le souligne un article du Parisien. Des propos confirmés par Stéphane Magnan, directeur financier du fonds d'épargne, dans une conférence de presse : « Si on regarde l’histoire du Livret A, il a toujours été une valeur refuge dans les périodes de crise ».

Le conflit iranien pourrait aussi entraîner une remontée des taux des livrets réglementés, indexés sur l’évolution de l’inflation. Par ailleurs, le président de la République a annoncé début mars que le fonds d’épargne de la Caisse des dépôts, alimenté majoritairement par ces livrets réglementés, financera à hauteur de 60 % la construction de six réacteurs nucléaires EPR2, dont le coût total est estimé à 72,8 milliards d’euros. Cet investissement ne remet cependant pas en cause le financement du logement social, selon le gouvernement.

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