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Posté le 06/05/2026 à 09:00

Guerre au Moyen-Orient : l’inflation atteint désormais 2,2 %


Dans un contexte géopolitique tendu, l’inflation en France repart à la hausse. Selon les derniers chiffres de l’Insee, elle a franchi le seuil des 2 % sur un an en avril 2026 pour atteindre 2,2 %, un niveau qui pourrait encore progresser d’après les prévisions de la Banque de France.

Depuis le début du conflit au Moyen-Orient, le pouvoir d’achat des Français est mis à rude épreuve. Après des envolées successives de 5,2 % en 2022 et 4,9 % en 2023, l’inflation semblait pourtant s’être stabilisée. Tombée à 0,3 % en janvier 2026, elle est repartie à la hausse dès le mois de février, pour atteindre 2,2 % en avril.

Les prix à la consommation augmentent pour le troisième mois consécutif, après une hausse de 0,6 % en février et de 1 % en mars. Cette dynamique s’explique principalement par la flambée des prix de l’énergie mais aussi par l’augmentation des coûts liés aux transports et à l’hébergement. En l’espace d’un mois, le coût de l’énergie a fortement progressé, passant de +7,4 % en mars à +14,2 % en avril.

Les économistes et les analystes de la Banque de France s’accordent à dire que l’inflation reste, à ce stade, contenue si on la compare au pic de 2022, où elle avait dépassé les 6 %. Toutefois, l’institution alerte sur les risques liés à un enlisement du conflit.

En effet, Le Figaro rappelle que la Banque de France envisageait jusqu’ici la signature rapide d’un accord de paix et une inflation limitée à 1,7 %. Désormais, l’institution semble privilégier des hypothèses plus pessimistes. D’après elle, une perturbation durable du trafic d’hydrocarbures dans le détroit d’Ormuz pourrait entraîner une nouvelle flambée des prix et faire grimper l’inflation jusqu’à 3,3 %.

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