Festivals, concerts, vacances : le budget loisirs des Français sous pression en 2026
Avec l’été, les arbitrages budgétaires des ménages français se font plus sévères. Les loisirs et les sorties culturelles figurent parmi les premiers postes sacrifiés face à la hausse persistante des prix.
Un Français sur deux renonce aux concerts et festivals cette année
En 2026, 45 % des Français interrogés envisagent de se rendre à des concerts et 33 % à des festivals, un chiffre en baisse dans les deux cas de six points par rapport à 2024, selon le baromètre Verian pour le Crédit Mutuel de juin 2026.
Près de la moitié des personnes interrogées ne prévoient de se rendre à aucune expérience musicale (festival, concert, café-concert…) cette année. Le baromètre précise que “dans un contexte marqué par l’inflation, les intentions de fréquentation continuent de diminuer depuis 2024, notamment chez les plus jeunes”.
Guillaume Caline, directeur adjoint de l’institut Verian, identifie une cause principale : la fréquentation de ces événements est entravée par des questions de budget. La tarification dynamique, pratiquée par certaines plateformes de billetterie, contribue à cet éloignement : elle est citée comme une source d’irritation par une part significative des sondés.
Un budget vacances au plus bas depuis 2022
Ce recul sur les loisirs musicaux s’inscrit dans une contraction plus large du budget consacré aux vacances. Selon la sixième édition de l’enquête CSA Research pour Cofidis, réalisée en mai 2026, le budget vacances moyen prévu par les Français pour l’été 2026 s’établit à 1748 €, soit une baisse de 287 € par rapport à 2025 et un chiffre au plus bas depuis 2022.
70 % des futurs vacanciers déclarent devoir restreindre leur budget et 89 % estiment que les tarifs ont augmenté depuis leurs dernières vacances d’été. Les postes d’ajustement prioritaires sont les achats plaisir et souvenirs (58 %), les restaurants et l’alimentation (52 %), ainsi que les sorties et activités (41 %).
La hausse du prix des carburants pèse directement sur les choix de destination pour 64 % des sondés et 61 % d’entre eux envisagent des séjours plus proches de leur domicile. Ce constat est confirmé par le baromètre Ipsos BVA pour Europ Assistance : trois Français sur quatre prévoient un départ entre juin et septembre 2026, mais sous l’effet conjugué des tensions internationales et de la contrainte budgétaire, les séjours dans l’Hexagone sont privilégiés.
Quand le budget loisirs révèle une tension plus profonde
Le recul des dépenses de loisirs de vacances n’est pas anodin et traduit une compression des budgets qui touche en premier lieu les postes non contraints. Pour les foyers qui cumulent des mensualités de crédits élevées (prêt auto, personnel, renouvelable…), le reste disponible pour les loisirs, les vacances ou les sorties culturelles se réduit mécaniquement.
Un rachat de crédits peut constituer un levier pour alléger les charges fixes mensuelles et retrouver une certaine marge de manœuvre budgétaire, y compris pour les dépenses de loisirs que les ménages doivent sacrifier en premier. L’opération de regroupement de prêts va néanmoins générer un surcoût sur l’ensemble du remboursement.

