Naissance : des coûts souvent sous-estimés par les ménages
L’arrivée d’un enfant représente un changement important pour le budget familial. Et son coût est difficile à prévoir pour certains. Selon un sondage OpinionWay, seuls 17 % des parents déclarent avoir anticipé très précisément les dépenses liées à cet événement.
17 % des parents avaient prévu le budget
Préparer la chambre, acheter une poussette, des vêtements ou encore du matériel de puériculture : l’arrivée d’un enfant s’accompagne de nombreuses dépenses. Pourtant, selon une étude OpinionWay réalisée pour Sofinco et publiée en septembre 2026, seulement 17 % des parents interrogés déclarent avoir anticipé très précisément le coût de l’arrivée de leur enfant.
Un manque d’anticipation qui intervient alors que la question financière occupe une place de plus en plus importante dans les projets familiaux. En effet, 76 % des parents interrogés estiment que le coût de la parentalité est un réel frein au désir d’enfant. Dans le détail, l’étude nous apprend que :
- 19 % ont attendu d’avoir une situation financière plus stable pour se lancer ;
- 18 % étaient freinés par leur situation financière, mais ont tout de même fini par se lancer ;
- 43 % ont décidé d’avoir un enfant, sans que leur situation financière soit un facteur de décision.
Plus de 6 000 € dépensés en moyenne la première année
L’écart entre les dépenses anticipées et le budget réellement nécessaire peut être d’autant plus important que les sommes engagées sont conséquentes. Selon l’étude, le budget moyen consacré à l’arrivée d’un enfant et à sa première année atteint 6 172 €.
Face à ces dépenses, les parents sont contraints de mobiliser différentes ressources financières et de changer leurs habitudes de consommation au quotidien. Toujours d’après le baromètre OpinionWay, on apprend que :
- 67 % des sondés affirment que les dépenses des années suivantes pèsent finalement davantage que celles liées à la naissance elle-même ;
- 66 % s’orientent davantage vers l’achat de seconde main ;
- 64 % ont déjà reporté ou renoncé à des achats personnels ;
- 23 % indiquent avoir opté pour des facilités de paiement pour financer l’arrivée de leur enfant.
Concernant les principales dépenses liées à l’arrivée d’un enfant, on trouve les couches et produits du quotidien (48 %), les modes de garde (42 %) ainsi que les équipements de puériculture (38 %).
Des charges de plus en plus complexes à assumer
Autre point important de l’étude, le poids de plus en plus important de l’ensemble de ces charges sur le budget familial. Ainsi, 89 % des sondés déclarent que les modes de garde ont un coût difficilement supportable pour de nombreuses familles. De la même manière, ils sont 80 % à penser qu’avoir un bébé constitue aujourd’hui un « luxe » pour certains foyers et 71 % à estimer qu’il est difficile de nos jours de concilier parentalité et stabilité financière.
Enfin, concernant les ressources utilisées par les parents pour financer l’arrivée de leur dernier enfant, l’étude souligne qu’ils utilisent principalement leur épargne (34 %), les aides publiques et de la CAF (24 %) ainsi que les listes de naissance (17 %).

